Quel que soit le réseau social, la confidentialité et la sécurité de vos données, de votre image et de vos propos sont des sujets cruciaux. Ce qu’il faut retenir tient en quelques points essentiels :

»             Il est possible de contrôler la diffusion de manière précise pour la plupart des informations confiées par vos soins aux réseaux sociaux, grâce aux paramètres de confidentialité. En cas de problème, vous pouvez bloquer une personne.

»             Tout ce que vous publiez ou partagez, même avec des paramètres de confidentialité restreints, vous engage : ne diffusez pas des propos ou photos qui constituent un délit de quelque ordre. Un utilisateur de Facebook peut ainsi signaler une publication qui lui semble abusive.

Vous devez respecter la propriété intellectuelle, le droit d’auteur et le droit à l’image. Ne reproduisez pas du contenu sans avoir l’autorisation de son auteur et ne publiez pas des photos de personnes sans leur consentement.

En étant membre de tout réseau social, vous acceptez implicitement les conditions d’utilisation du site. Sur Facebook, par exemple, elles précisent de nombreux points, tels que l’interdiction de « spammer », faire du marketing pyramidal ou diffuser des virus à l’aide de Facebook. Vous pouvez les consulter en cliquant sur le lien Conditions d’utilisation au moment de l’inscription, et à tout moment ultérieurement en cliquant sur un lien généralement situé en bas d’écran ou dans l’aide du site. Voici le lien pour Facebook :

http://www.facebook.com/terms.php

Réseaux sociaux : soyons prudents

Avec l’explosion du nombre de réseaux sociaux plus ou moins connus, plus ou moins intéressants et plus ou moins faciles à utiliser, se posent de nombreuses questions liées à la sécurité et à la confidentialité. Car l’ensemble des informations livrées à ces réseaux par vos soins constitue ce qu’on pourrait appeler votre « identité numérique » (voir plus loin dans ce chapitre), ou l’image que vous renvoyez au reste du monde via Internet. Elle peut refléter ou non vos réelles personnalité et vie, mais elle peut aussi au contraire vite s’en éloigner et donner une image relativement fausse !

Tout d’abord, il faut comprendre que, pour chaque réseau social, une partie des informations est privée (les échanges entre contacts par messages privés, certaines informations de votre profil, notamment), une autre partie publique (une version allégée de votre profil, où figurent votre nom et votre photo, par exemple), et beaucoup de choses se situent entre les deux : c’est le cas des publications de statut ou de photos, par exemple, qui peuvent être accessibles à vos amis, ou aux amis de vos amis… donc à des personnes que vous ne connaissez peut-être pas !

Tout est souvent une question de réglage et les sites Web de réseaux sociaux attendent de vous une certaine maîtrise, pas toujours évidente, des paramètres de sécurité et de confidentialité qui, de plus, varient sensiblement d’un site à l’autre.

Le contenu public est quant à lui généralement indexé dans les moteurs de recherche sur le Web. Ainsi, en saisissant votre nom dans un moteur de recherche comme Google, n’importe quel internaute (un ami, une connaissance, un inconnu, un collègue, un employeur actuel ou potentiel, etc.) peut aisément arriver sur votre profil public Facebook ou LinkedIn, sur vos vidéos YouTube ou votre galerie photos Flickr !

Plusieurs précautions s’imposent donc : le paramétrage consciencieux du profil public quand c’est possible (tous les sites ne le permettent pas), mais surtout, une grande prudence quant aux informations livrées.

Il est aussi parfois envisageable d’avoir recours à un pseudonyme, n’ayant aucun rapport avec votre vrai nom, pour toutes les activités considérées comme sensibles ou privées.

Enfin, certains nouveaux services, ayant émergé avec les smartphones et autres appareils mobiles, font appel à la géolocalisation. Mal utilisés, ils peuvent représenter un réel danger : en clair, ils donnent la possibilité à quiconque de vous localiser ! Il est primordial de savoir se protéger de ce type de risque lorsqu’on souhaite utiliser ces outils.

Les risques et dangers des réseaux sociaux

Il existe un autre problème soulevé par la multiplication des réseaux et la volonté, légitime, certes, d’être présent et de manière active sur bon nombre d’entre eux. Certains possèdent et alimentent volontairement un profil Facebook et un profil Google+, un compte Twitter et un blog, un compte sur YouTube et un autre sur Dailymotion, une page pro sur Facebook, LinkedIn et Viadeo, etc.

On peut aisément imaginer à quel point une telle activité demande de temps et d’organisation, surtout qu’il s’agit souvent de publier les mêmes informations d’un compte à l’autre. Sans oublier le temps passé en tant que spectateur sur ces réseaux, bien entendu.

Une utilisation intensive des réseaux sociaux peut vite devenir très chronophage, même s’il existe des outils très pratiques pour synthétiser les flux de données de différents réseaux sociaux, mais aussi publier des mises à jour sur plusieurs réseaux en une seule opération !

Évoquons pour terminer cette section un dernier sujet sensible : il s’agit des risques et dérives possibles d’une utilisation trop intensive des réseaux sociaux (et d’Internet en général). Démotivation, isolement, perte de repères, exposition au harcèlement sont autant de dangers qui guettent les accros à ces sites Web. Soyez prudent et évitez l’excès. Soyez particulièrement vigilant si vos adolescents, voire vos plus jeunes enfants, utilisent ces réseaux.

Comment facebook protège-t-il certaines informations de ses utilisateurs mineurs ?

Facebook est en principe réservé aux utilisateurs de plus de 13 ans. Des règles spéciales s’appliquent aux utilisateurs mineurs.

L’option Public disponible pour les publications des mineurs se limite par exemple aux amis et leurs amis. Dès qu’un mineur atteint l’âge de la majorité, cette option change de signification pour inclure tout le monde sur Internet.

De la même manière, seuls les amis et amis de leurs amis peuvent identifier les mineurs dans les photos.

Enfin, les publicités ciblant des mineurs ne sont pas autorisées à promouvoir des produits ou services dont l’usage par des mineurs est illégal (dans leur juridiction), ou considérés comme douteux/inappropriés.

En revanche, attention : comme les adultes, les mineurs peuvent apparaître dans les résultats de recherche. Ces derniers peuvent donc recevoir une demande d’ajout à une liste d’amis de la part d’utilisateurs qui ne sont pas des amis d’un de leurs amis, tels qu’un membre de leur famille ou un ami avec qui ils n’ont pas d’ami en commun.

Gérer le harcèlement ou les attaques de personnes sur les réseaux sociaux

Le harcèlement ou les attaques de personnes par le Web et les réseaux sociaux est un phénomène qui prend malheureusement de l’ampleur. Il existe même désormais un terme pour cela : le cyber-harcèlement. Une grande prudence et du bon sens permettent de limiter ce type d’attaques : ajustez vos paramètres de confidentialité avec soin, pour chacun des sites dont vous êtes membre. N’hésitez pas à revenir sur ces réglages de temps à autre : quand votre situation change (lorsque vous recadrez un emploi, par exemple) ou tout simplement pour vérifier que les options n’ont pas évolué (c’est souvent le cas sur Facebook).

N’acceptez pas les invitations de personnes inconnues ou indésirables. Vous pouvez tout simplement ignorer une invitation d’une personne que vous ne semblez pas connaître, ou échanger des messages avant de l’accepter. Facebook demande d’utiliser ses vrais prénom et nom lors de la création d’un compte et désactive les faux profils qui lui sont signalés, mais c’est surtout à vous de décider qui fait partie de votre réseau et accède à votre profil.

Supprimez, et même bloquez, toute personne qui a un comportement abusif et signalez-la.

Enfin, sachez que les personnes pratiquant ce type de harcèlement ou d’attaques n’attendent généralement qu’une chose de votre part : une réaction. Au lieu de leur répondre, publiquement ou en privé, bloquez et signalez systématiquement les messages.

Ce sujet est hélas loin d’être clos sur le Web et nous vous encourageons à prendre les mesures nécessaires, d’un point de vue juridique s’il le faut, si vous ou surtout vos enfants rencontrez ce type de problèmes.

Tous les réseaux sociaux acceptant les signalements traitent ceux-ci de manière confidentielle. Les sites peuvent prendre des mesures en conséquence, comme l’envoi d’avertissements, la suppression d’un compte ou l’exclusion définitive du réseau.

Qu’est-ce que l’identité numérique ?

Chaque individu possède une identité dans la « vraie vie ». Avec l’avènement de la high-tech, et plus précisément du Web et des réseaux sociaux, on parle désormais aussi d’« identité numérique » : ce terme désigne l’ensemble des données concernant une personne éparpillées sur Internet : des coordonnées, des publications diverses (statuts, liens, photos, vidéos, commentaires, etc.) sur les réseaux sociaux, les blogs, les forums, les sites de partage, des avis consommateur et même les scores obtenus à des jeux vidéo.

L’identité numérique englobe à peu près tout ce que vous faites sur le Web et qui laisse une trace : ce que vous exprimez, partagez, consommez, appréciez ou au contraire critiquez, vos coordonnées personnelles et professionnelles, votre parcours professionnel (CV, profil sur les réseaux professionnels), votre réputation (avis laissés par d’autres internautes sur vous, sur eBay par exemple), vos loisirs, vos connaissances (articles sur Wikipédia ou réponses sur Yahoo ! Questions/ Réponses) et vos relations (personnes suivies sur Twitter ou Instagram, amis sur les réseaux sociaux, etc.), la musique que vous écoutez, les films que vous voyez, les lieux que vous fréquentez (et pour lesquels vous utilisez un outil de partage de géolocalisation).

Non seulement les occasions de laisser des traces de vos activités sur Internet se multiplient et deviennent de plus en plus difficiles à réguler, mais, de plus, les sites Web et les moteurs de recherche les enregistrent et les conservent pendant de nombreuses années. Maîtriser, ou du moins contrôler son identité numérique, est donc aujourd’hui un véritable défi pour tous les internautes : chacun doit être en mesure de choisir les informations visibles et la part d’identité numérique dévoilée ou au contraire conserver son anonymat.

C’est justement dans cette optique, et conformément à la décision de justice européenne sur le droit à l’oubli, que Google met à disposition des Européens un « formulaire d’oubli », qui permet aux internautes de demander la suppression de résultats de recherche associés à leur nom :

https://support.google.com/legal/contact/lr_eudpa?product=websearch&hl=fr

Attention : Google reçoit énormément de demandes et l’attente peut se révéler très longue ! Ce n’est d’ailleurs pas la panacée : rappelons que Google référence et indexe simplement l’ensemble du Web, disparaître des résultats de recherche n’effacera pas pour autant le contenu des sites Web concernés.

Que se passe-t-il en cas de décès ?

Au bout de « la vraie vie », il y a aussi « la vraie mort », mais qu’advient-il de votre vie sur Internet, et sur les réseaux sociaux en particulier ? La plupart des sites Web et réseaux ne toucheront pas à votre profil (à l’exception peut-être de Twitter qui commence à supprimer des comptes au bout de six mois d’inactivité), à moins qu’un membre de votre famille ou un représentant de l’ordre public ne le demande explicitement. Les différents sites Web en question exigent des preuves du décès et d’identification pour effacer un profil (c’est préférable pour éviter les mauvaises blagues, d’ailleurs).

Facebook, avec son milliard de membres dans le monde, est forcément confronté à cette situation à grande échelle : plus de 30 millions d’utilisateurs dans le monde seraient décédés en 2012 (dont près de 580 000 aux États-Unis). Plus de 10 000 membres de Facebook décéderaient chaque jour. Pour l’anecdote, selon le site xkcd.com, si la communauté Facebook cesse de s’accroître, le nombre d’utilisateurs décédés dépassera celui du nombre d’utilisateurs vivants autour de 2065.

Figure 1 : Nombre d’utilisateurs de Facebook décédés en 2065

Disparaître volontairement du web, mode d’emploi

Vous souhaitez disparaître définitivement et radicalement du Web ? Selon votre « vie d’avant » sur Internet, il n’est pas à 100 % garanti que vous y parveniez (certaines traces ne partent pas en machine !), mais vous pouvez toujours essayer et au moins réduire drastiquement vos empreintes.

Commencez par désactiver tous les comptes de réseaux sociaux et autres sites Web dont vous êtes membre : Facebook, Raw, LinkedIn, Viadeo, Google+, Pinterest, Foursquare, Instagram… Les liens ne sont pas toujours faciles à trouver, mais sont généralement cachés dans les réglages ou paramètres du compte. Demandez la suppression définitive du compte et de toutes les données associées lorsque c’est possible.

Le site Web http://justdelete.me pourra vous y aider : cet annuaire de liens indique le niveau de difficulté et, surtout, le lien direct vers la page de suppression de compte.

Figure 2 : Just Delete Me.

Certains sites Web ne vous permettront pas de supprimer votre compte. Dans ce cas, une solution radicale s’impose : modifiez les informations de votre profil, quitte à indiquer un nom inventé, une ville dans laquelle vous n’habitez pas, etc. Vous pouvez aussi éventuellement contacter individuellement les webmasters de chacun de ces sites et faire preuve d’une certaine patience pour arriver à vos fins.

Si vous manquez d’imagination, le site Web http://justdelete.me présenté ci-dessus pourra encore une fois vous être utile : cliquez sur Fake Identity Generator pour utiliser le générateur de fausse identité, qui vous fournira de faux nom, adresse, date de naissance, pseudo, mot de passe et même une mini-biographie !

Figure 3 : Générateur de fausse identité.

Pour vérifier que vous n’en avez pas oublié, googlez-vous vous-même de façon approfondie. Attendez toutefois quelques semaines car la suppression des registres de Google peut prendre un certain temps !

N’oubliez pas ensuite de vous désinscrire de toutes les newsletters auxquelles vous être abonné : cliquez sur le lien Désinscription ou Unsubscribe en bas de chaque message.

Cela devrait en principe vous débarrasser d’une bonne partie de vos traces sur le Web. Si vous souhaitez aller encore plus loin, vous pouvez confier la suite des opérations à une agence spécialisée dans la gestion de l’e-réputation, comme Réputation VIP ou Reputation Squad, mais exigeant beaucoup de papiers et de volonté de votre part !

Si Facebook continue à croître, en nombre d’utilisateurs, ce funeste évènement se produira tout de même aux alentours de 2130 !

Figure 4 : Nombre d’utilisateurs de Facebook décédés en 2130.

Il faut savoir que, même si vous ne mettez pas votre profil à jour pendant plusieurs mois, sans pour autant le supprimer, celui-ci continue à avoir une certaine forme d’activité par lui-même : votre anniversaire est signalé à vos contacts, l’ajout en tant qu’ami est proposé à des personnes susceptibles de vous connaître et, si vous l’avez autorisé, Facebook peut même utiliser vos centres d’intérêt dans le cadre de publicités !

Le compte de commémoration

Le site propose toutefois désormais une « solution », à réception d’une demande et d’un avis de décès officiel de la part d’un membre de la famille : Facebook peut transformer le compte d’une personne décédée en « compte de commémoration », dont les principales caractéristiques sont les suivantes :

»             Personne ne peut s’y connecter.

»             Il est impossible d’ajouter ou de supprimer des amis.

»             Les contenus publiés ou photos ne sont pas modifiables.

»             Le profil n’apparaît plus en suggestion d’ami.

»             L’anniversaire de la personne n’est plus signalé.

»             Les pages dont le membre était le créateur sont supprimées.

»             Le nom d’utilisateur redevient disponible pour un autre membre du site.

En revanche, il est toujours possible, selon les paramètres de confidentialité définis par la personne avant son décès, de lui envoyer un message privé ou de publier du contenu sur son journal (bien qu’elle ne puisse pas les lire, évidemment) ! Facebook peut aussi générer un film rétrospectif à partir du journal d’une personne disparue, sur demande depuis la rubrique Aide du site.

Quoi qu’il arrive, la confidentialité de vos données est en principe préservée et personne ne peut récupérer vos contenus et messages après votre décès, à moins de disposer de votre mot de passe. L’accès à votre compte peut aussi être autorisé dans des cas particuliers, par injonction judiciaire. Toutefois, l’absence de lois n’interdit pas à ces sites et services en ligne de continuer à stocker ou disposer des photos, vidéos et autres informations appartenant auparavant aux personnes décédées.

Le Gestionnaire de compte inactif de Google

Google permet aussi d’anticiper cette situation, grâce à son Gestionnaire de compte inactif disponible ici :

https://www.google.com/settings/u/0/account/inactive

Cet outil permet de définir un délai d’expiration, de 3 à 18 mois, au bout duquel votre compte sera considéré comme inactif. Vous pouvez programmer le partage de vos données avec des contacts de confiance, puis la suppression de votre compte et des données associées (y compris vos vidéos YouTube, vos messages sur Google+, etc.).

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